Rude question, d'entrée ça conditionne pas mal de choses. Comme je le dis souvent "moi" est un concept (je n'ai pas trouvé mieux comme terme : ça risque de peiner certains, je m'en excuse) qui évolue chaque jour. Tout d'abord, je peux dire, et peu peuvent me contredire sur ce point, je me connais bien voir très bien.
J'ai poussé mes premiers cris un certain 14 septembre 1987 à 23h23 dans une maternité amiénoise, très peu de temps après ma s½ur (12 min précisément), devenant ainsi le (super) bonus, le petit truc en plus ^ ^ dans une fratrie de, désormais, 3 s½urs. Je me distingue (déjà) par quelques petits numéros d'amusement (conneries si vous préférez) dont les plus célèbres me sont parfois comptés lors de ces fameuses discussions souvenirs. Je ne peux résister à l'idée de vous livrer ma préférée : escalade tiroirs après tiroirs d'une commode de 6 tiroirs (j'ai ce côté casse-cou) en déposant délicatement (vers le bas) le linge qui s'y trouvé permettant ainsi à ma s½ur de déplier (proprement) ce-dit linge.
J'ai la chance de passer toute mon enfance dans le même bled (dans les livres d'Histoire pour une sombre histoire de papier lors d'une guerre un peu longue), Je suis totalement partagé sur cette idée de "favoritisme" concernant le petit dernier. Cette enfance entourée par les miss m'a poussé, très tôt, a ne pas me laisser faire (d'une), et, comme la meilleure défense c'est l'attaque, à emmerder constamment le sexe opposé : je dois dire que je fais ça très bien, ce qui m'a d'ailleurs valu quelques répliques frappantes ... Mes parents m'inscrivent au judo : première histoire d'amour compliquée (je me suis senti obligé de rajouter cet adjectif mais vous en conviendrez, ça tient un peu de l'évidence). Je t'aime, moins non plus, ... et après quelques années je deviens totalement accro : ça tiendra 12 ans pour le meilleur (beaucoup de plaisirs, des médailles et surtout Champion de Somme benjamin ^ ^) et pour le pire (petit orteil foulé, coccyx cassé et d'une certaine mesure mon contact avec le haut niveau qui brise mon rêve et entraîne inexorablement mon éloignement de ce sport). Je retiens de cette (belle) histoire un ensemble de valeurs qui sont miennes aujourd'hui, merci Jigoro (Kano) ainsi que la volonté & l'envie de repousser ses limites associées au contrôle de soi (beaucoup de sens chez moi). Pendant que j'oubliais, putain de myopie qui n'a rien arrangée les choses et qui me les brises encore aujourd'hui (je n'ai pas dû manger assez de carottes).
Brillant élève (ça reste ma présentation tout de même), ma vie prend un tournant en CM1-CM2 au contact d'un prof génialissime : il me présente à l'Histoire. Nous nous lions très vite d'amitié et mes questions vont devenir continuelles (autre point intéressant, si je vous assure, je posais énormément de questions quand je n'étais pas grand : aujourd'hui, j'en pose moins mais j'observe). Dès lors, je survole l'histoire scolaire pour approfondir « toujours plus vite, toujours plus loin, toujours plus fort » (oh Pékin ce n'est pas si vieux). Malgré un Bac S spé math (plus pour l'utile que le plaisir) qui forge en moi un scientifique, je reste liée à mon amie ... Notre amitié se renforce puisqu'après mon bac (proche du lamentable, à mon idée) et une belle gueule de bois (sur le coup, puisque pas pris en prépa scientifique, la seule puisque je ne bois pas) : je me tourne vers elle. Ça sera Licence d'Histoire parcours Histoire Approfondie mention Assez Bien puis un Master I en histoire contemporaine « Phénomènes Guerriers » (en cours de recherche ...). Un tournant terrible pour moi, LA période bénie de ma (courte) vie que je résumerai (quasiment) à un mot : l'Amitié. Bénie aussi car je n'ai pas l'impression de me tuer au travail (les mauvaises langues diront que de toute façon ce n'est pas le cas, et je ne les contredirais pas totalement).
Je ne bois pas, je ne fume pas, je ne me drogue pas : un esprit sain dans un corps saint à une exception près. Mon addiction à moi s'appelle l'informatique & les jeux : il y a certes pire que moi mais ce n'est pas là la question, ça peut me pénaliser dans mon avenir si je ne sais pas dire stop ou non (je pense que ça va faire plaisir à certaines que j'écrive noir sur blanc, ou presque, ces mots). Mon premier jeu s'appelle Caesar III et puis il y en a eu plein d'autres. Mes classiques restent Rome Total War & l'Entraineur 4. Au final on peut les résumer à « bâtir et gagner » voire même « construire pour conquérir ». Je me suis, en fait, vite intéressé à l'aspect militaire des choses en Histoire. Du coup, quand le judo s'est estompé de mon avenir, c'est lui qui est passé en pôle position, un virage négocié non sans mal. Je souhaite devenir Officier dans l'Armée de Terre pour servir mon pays et mes concitoyens. Il est peu dire que j'ai la fibre patriotique (je ne peux dire d'où cela vient) et également que j'ai foi en mon pays : je m'explique rien n'est définitif ni parfait mais c'est à nous de bâtir notre a(d)venir et de tendre vers un monde meilleur (oui je suis un utopique) ...
Ça sera le mot de la fin, une touche d'espoir qui me correspond bien ! Et pour boucler la boucle, « moi » est un concept évolutif qui ne peut se résumer à des mots couchés sur un écran : c'est comme tout, pour juger mieux vaut connaitre et donc vivre pour se forger son propre avis : « Je sais ce que je vaux, et crois ce qu'on m'en dit » (je suis fan de citations, à ce propos ... « Il n'y a pas d'hommes cultivés, il n'y a que des hommes qui se cultivent » Clemenceau).
PS : Je pense que cela a dû se voir (au moins s'entrapercevoir), j'essaye de mettre un peu plus d'originalité et d'éviter d'avoir des articles que l'on pourrait qualifier de "classiques" (par rapport à mon ancien blog évidemment). Ainsi, il n'y aura plus de sommaire comme il y avait avant en brut mais il existera toujours ...
PS 2 : je ne déroge pas et reste un romancier, écrire pour exister, ... tampis pour Tintin !